INTOLÉRANCE AU GLUTEN: SI LE GLUTEN N’ÉTAIT PAS LE SEUL RESPONSABLE ?Intolerance au gluten

Les chercheurs avancent : Certaines personnes réagissaient bien à la suppression du gluten alors que les analyses ne montraient pas une intolérance au gluten et ces personnes ne développaient pas la maladie cœliaque. On commence à trouver des pistes. Intolerance au gluten

En fait les blés, comme beaucoup de céréales ont des insecticides naturelles pour se protéger des prédateurs. Ces insecticides sont des ATI (Inhibiteurs de l’Amylase et de la Trypsine). L’amylase est une enzyme qui permet de digérer l’amidon, et la trypsine est une enzyme qui permet de digérer les protéines et de rendre actives les autres enzymes. Bien évidemment le blé ne pouvant se sauver devant un troupeau de prédateurs voulant le dévorer il a développé cette capacité à se rendre indigeste. Mais voilà nous sommes aussi sensibles à ces ATI, que les insectes ou les ruminants contre qui ils étaient destinés.

Ce sont nous les hommes, qui avons modifiés ces blés. Alors qu’au départ le blé original devaient contenir 14 chromosomes (le plus ressemblant est le petit épeautre) il en a plus de 42 aujourd’hui. Ces blés ont été croisés avec différentes plantes afin de les rendre plus résistants au froid, avec de meilleurs rendements…ect… Mais nous avons aussi sélectionnés les blés qui résistaient le mieux aux insectes, aux différentes bactéries et champignons qui pouvaient les attaquer, et ces blés sont ceux qui avaient une concentration supérieure d’ATI.

Nous avons ainsi nous même causé notre sensibilité aux céréales contenant ces concentrations d’ ATI, et nous avons augmenté la concentration de gluten.D’après une étude néerlandaise datée de 2010, le gluten de l’engrain, le premier blé préhistorique aurait un pouvoir antigénique plus faible que le gluten actuel déclenchant ainsi moins de réactions allergiques et donc moins ou pas de toxicité pour les organismes humains.C’est à l’époque des égyptiens sous le règne des Pharaons, que se font les premiers croisement de l’engrain domestiqué avec une plante herbacée sauvage (probablement Aegylops speltoides), où l’on va augmenter la concentration du gluten et commencer la panification. Ces blés vont être utilisés durant des millénaires , avec quelques croisements donnant le kamut et le Blé Dur. Depuis l’homme n’aura cessé de faire des croisements mais c’est avec Norman Ernest Borlaug, en 1970, que l’on arrive aux qualités modernes de nos blés. Cet agronome réputé met au point par rétro-croisement (méthode considérée comme naturelle par opposition à l’actuel génie génétique) des variétés de blés plus productives et plus résistantes pour palier aux famines qui s’annoncent au vu de l’accroissement de la population mondiale. Ses travaux sont à l’origine d’une période appelée aujourd’hui révolution verte et lui valurent le prix Nobel de la paix en 1970 pour avoir contribué à sauver des millions de vies humaines. Mais dans les laboratoires on a oublié de tester l’innocuité de ces variétés sur l’organisme humain, et les allergies qui se développent de toutes sortes sont dues à notre système immunitaire qui considère comme dangereuses ces nouvelles protéines auxquelles il ne s’est pas adapté.

D’autre part toutes les céréales contiennent de l’Acide Phytique. l’Acide Phytique est présent, à raison de 2 à 5 g/kg dans les céréales, les légumineuses . Il perturbe l’absorption d’oligo-éléments tel que le Calcium, le zinc et le fer. Il accélère la décalcification de l’organisme, même en présence d’un apport normal en Ca et en vitamine D. Alors faut il supprimer toutes les céréales, non bien sur car cet Acide Phytique est éliminé lors du trempage ou de la fermentation de ces aliments. Et c’est bien ce que l’on faisait auparavant lorsque l’on faisait du pain, il levait durant plus de 48 heures et ainsi fermentait. De même on faisait tremper les légumineuses et on les lavait plusieurs fois. Il s’agit juste de retrouver ces gestes et ces façons de faire. De jeunes agriculteurs sont à la recherche des anciens blés , ils retrouvent des anciennes variétés et se remettent à les cultiver.

Aujourd’hui 10 % de la population française est testée intolérante au gluten. Pour une personne détectée combien de personnes ignorent leur intolérance.

Comment se manifeste une intolérance? Très souvent par une inflammation chronique du tube digestif qui peut induire une hyper-perméabilité intestinale laissant la possibilité à l’inflammation de ce propager à l’intérieur de l’organisme. Parmi les symptômes les plus courants, on trouve les ballonnements, les selles impérieuses, les selles molles ou les diarrhées, l’acidité gastrique et le reflux gastro-œsophagien, les douleurs articulaires, l’arthrose, et d’autres troubles , comme de l’acné, du diabète, des stéatoses etc…

Le gluten pose un réel problème de santé publique parce qu’il peut être assimilé à une colle qui se dépose sur les parois du colon et finit par l’obstruer. Il va y avoir alors difficulté d’assimilation et résorption de l’eau et des nutriments de plus le colon, qui est un émonctoire majeur de l’organisme, ne jouera plus son rôle de détoxication. Les colles intestinales, en asphyxiant l’une des voies d’élimination les plus importante, seront à l’origine d’un empoisonnement progressif de l’organisme qui développera des maladies dites d’encrassage.

Pour éviter cela il faut procéder à l’éviction totale des aliments contenant du gluten : blé, (levure) seigle, kamut, épeautre et orge (bière). Les seules céréales autorisées sont l’avoine qui ne contient pas le peptide gliadine mais l’avéine, le riz, le quinoa, le millet, le manioc, l’amarante et le sarrasin et bien sur les féculents et légumineuses.

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A vous de jouer !

Bon appétit!

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